Première avancée majeure depuis plus d'une décennie dans le traitement postchirurgical du cancer du côlon à un stade précoce
Sanofi-Synthélabo annonce aujourd'hui que la Food and Drug Administration américaine (FDA) a approuvé ELOXATINE™, en association avec la chimiothérapie classique (5-fluorouracile/leucovorine en perfusion, connu sous le nom de 5-FU/LV), pour le traitement adjuvant (postchirurgical) des patients atteints d'un cancer du côlon de stade III ayant subi une résection complète de la tumeur primaire. Il s'agit de la première nouvelle approbation d'une chimiothérapie pour le traitement adjuvant du cancer du côlon depuis plus d'une décennie (1), un traitement qui offre aux patients un nouvel espoir de guérison de cette maladie, l'une des formes de cancer les plus meurtrières.
"L'approbation par la FDA d'ELOXATINE™ dans cette indication met à disposition des patients atteints d'un cancer du côlon un traitement potentiellement salvateur," déclare John L. Marshall, MD, Professeur associé de Médecine, Directeur du département Thérapeutique Développementale et Oncologie digestive au Lombardi Cancer Center de l'Université de Georgetown. "Le traitement postchirurgical précoce avec ce schéma à base d'ELOXATINE™ offre aux patients le plus de chances de vivre plus longtemps sans rechute de la maladie. Cette approbation marque le début d'une nouvelle ère prometteuse pour les patients atteints du cancer du côlon."
Selon l'American Cancer Society, 106.370 nouveaux cas de cancer du côlon auront été diagnostiqués aux Etats-Unis en 2004 (2). La plupart des patients subiront une intervention chirurgicale afin d'éliminer la tumeur primaire, mais nombre de ces patients présenteront toujours un risque de rechute. La récente approbation d'ELOXATINE™ procure à ces patients une nouvelle option thérapeutique efficace qui contribue à réduire le risque de rechute et de propagation du cancer (3).
La décision de la FDA est fondée sur les résultats de l'étude MOSAIC, un essai randomisé international de phase III incluant 2.246 patients dans 146 centres. Après un suivi médian de 4 ans, il a été observé une amélioration statistiquement significative du critère principal d'évaluation, la survie sans maladie, dans le bras ELOXATINE™/5-FU/LV par rapport au bras 5-FU/LV, à la fois dans la population globale de l'étude (survie sans maladie à 4 ans 76% vs 69%; p=0.0008) et dans le sous-groupe de stade III (survie sans maladie à 4 ans: 70% vs 61% p=0.002). Le recul pour l'évaluation des données de survie globale n'était pas suffisant lors de l'analyse. Aucune différence significative n'a été constatée entre les deux groupes en matière de survie globale, que ce soit dans la population totale de l'étude ou dans le sous-groupe de stade III. Aucune différence significative n'a été observée en matière de survie sans maladie ou survie globale chez les patients de stade II.
Ces résultats démontrent que l'ajout d'ELOXATINE™ à la chimiothérapie adjuvante classique dans le cancer du côlon (5-FU/LV) permet de réduire de 24% le risque de rechute du cancer chez les patients ayant subi l'ablation chirurgicale de la tumeur primaire (3).
Cette approbation constitue un jalon important dans le traitement postchirurgical du cancer du côlon et renforce encore la position d'ELOXATINE™, qui est devenue la pierre angulaire du traitement du cancer du côlon.
"Il s'agit d'une avancée majeure dans le traitement de cette maladie," déclare Kevin Lewis, co-fondateur et président de la Colon Cancer Alliance. "Le fait que la FDA ait mis une nouvelle option à disposition des patients après la chirurgie est fantastique, d'autant qu'un dépistage précoce augmente le nombre de cas diagnostiqués avant que le cancer ne se soit étendu. Cette option permet potentiellement de sauver la vie de milliers de patients."
A propos d'ELOXATINE™ (oxaliplatine) (4)
Aux Etats-Unis, ELOXATINE™ a été approuvé le 9 janvier 2004 pour le traitement en première ligne (première thérapie pour les patients atteints d'un cancer colorectal métastatique) du carcinome avancé du côlon ou du rectum. Cette approbation concerne l'utilisation d'ELOXATINE™, en association avec 5-FU/LV en perfusion, dans le traitement du carcinome avancé du côlon ou du rectum. Cette même association à base d'ELOXATINE™ avait déjà été approuvée (en août 2002) pour le traitement en deuxième ligne de cette population de patients (thérapie s'adressant aux patients atteints d'un cancer colorectal métastatique ayant déjà reçu un traitement).
En France, ELOXATINE™ a été approuvée en avril 1996 pour le traitement en deuxième ligne du cancer colorectal métastatique, et en avril 1998 pour le traitement en première ligne. En juillet 1999, ELOXATINE™ a été approuvé pour l'indication de première ligne dans les principaux pays européens dans le cadre d'une procédure de reconnaissance mutuelle, la France étant le pays rapporteur.
En décembre 2003, la procédure de reconnaissance mutuelle a été complétée en Europe pour conférer à ELOXATINE™ l'indication suivante : "traitement du cancer colorectal métastatique en association avec le 5-fluorouracile et l'acide folinique" (soit traitement de première et deuxième ligne).
En septembre 2004, cette indication européenne a été étendue à l'utilisation d'ELOXATINE™ en situation adjuvante : "Traitement adjuvant du cancer du côlon stade III (Dukes C) après résection complète de la tumeur primaire."
ELOXATINE™, développé en association avec Debiopharm S.A, est actuellement commercialisé par sanofi-aventis dans plus de 60 pays pour le traitement du cancer colorectal métastatique.
Le cancer colorectal: première cause de décès (4)
Chaque année, environ 150 000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués aux Etats-Unis (5) . Selon l'American Cancer Society, le cancer colorectal est la deuxième cause de décès d'origine tumorale aux Etats-Unis, et représente 10% à 15% de la totalité des cas de mortalité par cancer. Sur toute une vie, environ 1 personne sur 18 développe un cancer colorectal, et plus de 56.000 personnes en meurent chaque année aux Etats-Unis.(2)
Nouveau développement dans d'autres types de cancer (4)
Par ailleurs, un vaste programme international de développement clinique est en cours, pour évaluer le bénéfice d'ELOXATINE™ (oxaliplatine pour injection) dans d'autres types de cancer.
Considérations cliniques relatives à ELOXATINE (4)
ELOXATINE™, en association avec la chimiothérapie classique (5-fluorouracile/leucovorine en perfusion, connu sous le nom de 5-FU/LV), est indiqué pour le traitement adjuvant (postchirurgical) des patients atteints d'un cancer du côlon de stade III ayant subi une résection complète de la tumeur primaire. Cette indication est basée sur une amélioration de la survie sans maladie, sans bénéfice avéré sur la survie globale, après un suivi médian de 4 ans.
ELOXATINE™, utilisé en association avec 5-fluorouracile (5-FU) en perfusion et la leucovorine (LV), est indiqué dans le traitement du carcinome avancé du côlon ou du rectum.
ELOXATINE™ doit être administré sous la surveillance d'un médecin qualifié ayant l'expérience de l'utilisation des chimiothérapies anticancéreuses. La prise en charge du traitement et des complications n'est possible que s'il existe une structure adéquate en matière de diagnostic et de traitement.
Des réactions de type anaphylactique ont été rapportées avec ELOXATINE™ et peuvent survenir dans les minutes qui suivent son administration. L'épinéphrine, les corticostéroïdes et les antihistaminiques ont été utilisés en vue d'atténuer les symptômes. |
Dans le cancer du colon en situation adjuvante
L'incidence des événements de grade 3 ou 4 était respectivement de 70% et 31% dans le bras ELOXATINE™/5-FU/LV et dans le bras 5-FU/LV. Les Granulocytopénies, les paresthésies, les diarrhées, les vomissements et les étourdissements étaient les effets secondaires de grade 3 ou 4 les plus fréquents. Des paresthésies ont été observées chez 92% des patients sous ELOXATINE; 21% avaient des paresthésies résiduelles après un suivi de 18 mois. Respectivement 3% et 0,5% avaient des paresthésies de grade 2 et 3 après un suivi de 18 mois. Des hypersensibilités de grade 3 ou 4 ont été observées chez 3% des patients et ont pu causer l'arrêt du traitement. Une hépatotoxicité, se traduisant par l'augmentation des transaminases (57% vs 34%) et des phosphatases alkalines (42% vs 20%), a été observée plus fréquemment dans le bras ELOXATINE. L'incidence d'une augmentation de la bilirubine était similaire dans les deux bras. L'existence de lésions hépatiques vasculaires doit être envisagée et explorée si les tests fonctionnels hépatiques sont anormaux ou s'il existe une hypertension portale qui ne peuvent être expliquées par les métastases hépatiques ou une autre étiologie.
Dans le cancer du colon en situation métastatique
Une fatigue, des neuropathies, des étourdissements, des vomissements, de la diarrhée, des stomatoses, des neutropénies et thrombocytopénies sont les effets secondaires les plus fréquents. Ni les neutropénies fébriles, ni le recours à des transfusions de plaquettes n'ont été augmenté par rapport au traitement avec irinotecan plus bolus 5-FU/LV. Eloxatine™ (oxaliplatine) a été associée à des fibroses pulmonaires (<1% des patients étudiés), ce qui peut être fatal. Il a été observé, au cours des essais cliniques et des suivis de pharmacovigilance après la commercialisation, des cas d'augmentation du Temps de Quick et de l'INR associés parfois à des saignements chez les patients qui ont reçu de ELOXATINE plus 5-FU/LV, lorsqu'ils étaient sous anti-coagulants. Les patients qui ont eu recours à des anticoagulants oraux peuvent avoir besoin d'un suivi plus soutenu. Une hypersensitivité a été observée dans les essais cliniques (<2% grade 3/4). Elle a été contrôlée généralement avec de l'épinéphrine, standard, un corticostédoïde, des traitements aux antihistamines, et peut nécessiter l'arrêt du traitement avec ELOXATINE.
Les informations sur le produit, ainsi que les informations sur les essais cliniques, la tolérance, le dosage, les interactions médicamenteuses, et les contre-indications, sont disponibles à l'adresse suivante: www.fda.gov/cder/foi/label/2004/021492s004lbl.pdf.
A propos de sanofi-aventis
Le Groupe sanofi-aventis est le 3ème groupe pharmaceutique mondial et le numéro 1 en Europe. S'appuyant sur une organisation de recherche et de développement d'envergure internationale, sanofi-aventis développe une position de leader dans sept domaines thérapeutiques majeurs, à savoir : maladies cardiovasculaires, thrombose, oncologie, diabète, système nerveux central, médecine interne et vaccins.
(1) US Food and Drug Administration
. Colorectal Cancer Endpoints Workshop Summary, 12 novembre 2003 Disponible à l'adresse: http://www.fda.gov/cder/drug/cancer_endpoints/colonEndpointsSummary.htm. Consulté le 7 septembre 2004.
(2) American Cancer Society
. Cancer Facts & Figures 2004. Disponible à l'adresse: http://www.cancer.org/downloads/STT/CAFF_finalPWSecured.pdf. Consulté le 7 septembre 2004.
(3) André T, Boni C, Mounedji-Boudiaf L, et al, for the Multicenter International Study of Oxaliplatin/5-Fluorouracil/Leucovorin in the Adjuvant Treatment of Colon Cancer (MOSAIC) Investigators. Oxaliplatin, Fluorouracil, and Leucovorin as Adjuvant Treatment for Colon Cancer.
N Engl J of Med. 2004;350:2343-2351.
(4) ELOXATIN™ study in
New England Journal of Medicine demonstrates significant benefit over standard therapy in early stage colon cancer [communiqué de presse]. Paris: Sanofi-Synthelabo; 2 juin 2004.
(5) Boyle P, Leon ME. Epidemiology of colorectal cancer.
Br Med Bull. 2002; 64:1-25.