Les résultats d’une étude menée dans 27 pays révèlent que six médecins sur dix reconnaissent que la graisse abdominale représente un facteur important de risque cardiovasculaire. Toutefois, seule une part restreinte du grand public connaît le seuil du tour de taille au-dessus duquel il y a risque de maladie cardiovasculaire, et moins d’un patient sur cinq se voit mesurer son tour de taille par le médecin.
L’étude, intitulée «Shape of the Nations», réalisée dans 27 pays au cours du mois de juillet 2005, a été menée auprès du grand public, de sujets à risque de maladies cardiovasculaires et de médecins généralistes. Elle avait pour objectif de faire le point sur la connaissance et la perception du risque accru de maladies cardiovasculaires dû à la présence en excès de graisse abdominale. Elle a été lancée concomitamment avec la Journée mondiale du cœur du 25 septembre 2005. Cette année, sous le thème « Bon poids, bonne forme », les membres de la Fédération Mondiale du Cœur, représentant 100 pays, ont prévu des actions visant à encourager la population mondiale à adopter un mode de vie plus sain, en faisant davantage d'exercice, et en diminuant le risque cardiovasculaire grâce à une alimentation saine, un poids maîtrisé et l’arrêt du tabac.
«Les conclusions de l’étude «Shape of the Nations» mettent l’accent sur la nécessité de renforcer la formation, et la nécessité de prendre des mesures plus importantes pour les protéger du risque de maladies cardiovasculaires, principale cause de mortalité à travers le monde,» a déclaré le professeur Sidney Smith, Président du Comité Scientifique Consultatif de la Fédération Mondiale du Cœur.
«Le tour de taille constitue un paramètre très important du risque cardiovasculaire. Nous savons par example que les patients dont l’obésité abdominale augmente sont susceptibles de présenter des troubles cardiovasculaires si cette obésité s’accompagne d’autres facteurs de risque comme une dyslipidémie, une hypertension artérielle et une glycémie élevée. La mesure du tour de taille représente par conséquent un indicateur de risque peu onéreux, de réalisation simple, qu’il convient d’associer à l'évaluation d’autres facteurs de risque cardiovasculaire comme la tension artérielle, les taux de lipides et la glycémie. Malheureusement, les données recueillies, révèlent que l’indicateur du tour de taille et son lien au risque cardiovasculaire reste inconnue du grand public,» a ajouté le professeur Sidney Smith.
La mesure du tour de taille, considérée plus à même de prédire le risque que l’indice de masse corporelle (IMC), permet d’identifier simplement et commodément les personnes à risque élevé de cardiopathies, de maladies cardiovasculaires ou de diabète. Un tour de taille représente un risque lorsqu’il est supérieur à 88 cm chez la femme et 102 cm chez l’homme en Amérique du Nord. Ce seuil est respectivement de 80 cm chez la femme et 94 cm chez l’homme en Europe, 80 cm et 90 cm en Amérique Centrale, Amérique du Sud, au Moyen-Orient, en Inde et dans le reste de l’Asie, à l’exception du Japon où il est de 90 cm chez la femme et 85 cm chez l’homme. Dans le reste du monde, la valeur-seuil est de 80 cm chez la femme et 94 cm chez l’homme.(1)
Mesurer le risque en mesurant son tour de taille
Ainsi qu’il a pu être démontré, le tour de taille est associé à un risque accru de maladies coronariennes. Il est donc indispensable de surveiller son poids et sa silhouette.(2) Malgré cela, les résultats de l’étude «Shape of the Nations» mettent en lumière le fait que la population, dans son ensemble, reste attachée au poids corporel comme seul indicateur : 52 % de la population se pèse ainsi régulièrement plutôt que de prendre en compte la répartition des graisses sur le corps.
«Il est vital de bien faire comprendre à chacun que la mesure du tour de taille constitue un indicateur fiable, immédiat et simple de l’obésité et du risque de maladie cardiovasculaire. La Journée mondiale du cœur permettra d'attirer l'attention du grand public sur l’importance du tour de taille tout en encourageant les médecins à intégrer cette mesure à leur pratique quotidienne de sorte qu’elle devienne systématique lors de chaque bilan du risque cardiovasculaire,» a poursuivi le professeur Smith.
En dépit des avancées thérapeutiques réalisées dans le domaine, les maladies cardiovasculaires restent la cause majeure de mortalité au niveau mondial. Chaque année, le nombre de décès dus à une cardiopathie ou à un accident vasculaire cérébral (AVC) s’élève à 17 millions, soit un décès sur trois dans le monde. On estime que les maladies cardiovasculaires seront la principale cause de mortalité dans les pays en voie de développement d’ici 2010.(3) La prévalence du diabète, dont l’évolution laisse prévoir une augmentation de 72 % en 2025, constitue un autre facteur contribuant à cette véritable épidémie des maladies cardiovasculaires.(4)
L’obésité abdominale (tour de taille élevé) est liée à l’apparition de plusieurs facteurs de risque (taux anormaux de cholestérol, insulinorésistance, diabète de type 2, syndrome métabolique, hypertension artérielle, inflammation, thrombose) avec, en corollaire, la survenue possible de troubles cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC). (5,6) Lorsqu’ils consultent le généraliste, les patients atteints d’obésité abdominale présentent fréquemment un, voire plusieurs de ces facteurs de risque supplémentaires.(7) De plus, un tour de taille élevé constitue en lui-même un indicateur de risque accru de maladies cardiovasculaires. (2,7) La mesure du tour de taille fournit au médecin une information précieuse sur les risques auxquels sont exposés leurs patients en surpoids ou obèses(8).
Stockées en excès dans l’abdomen, les graisses ont un impact néfaste sur la santé
Toutes les graisses ne sont pas identiques. La graisse sous-cutanée se loge directement sous la peau. La graisse intra-abdominale (tissu adipeux) est quant à elle stockée dans la région abdominale, autour des principaux organes. C’est elle qui est principalement en cause dans la menace que constitue l’obésité abdominale pour la santé. (5) En effet, le tissu adipeux abdominal altère le métabolisme glucidique et c’est à l’origine des taux anormaux de cholestérol HDL et de triglycérides.(9)
Sanofi-aventis se réjouit d’être le partenaire de ce puissant porte-parole de la santé cardiovasculaire qu’est la Fédération Mondiale du Cœur, dans le cadre d’une campagne destinée à souligner la nécessité d’actions de prévention plus soutenues pour lutter contre cette menace mondiale.
Notes à la rédaction
L’étude Shape of the Nations
L’étude a été réalisée à la demande de sanofi-aventis par l’IFOP, institut d'études de marché international. Les entretiens ont été menés par téléphone au cours du mois de juillet 2005 auprès de trois types de publics :
• La population générale (400 participants par pays environ), ce qui représente 11 077 entretiens
• Les patients à risque (100 participants par pays environ), ce qui représente 2 727 entretiens
• Les généralistes (100 participants par pays environ), ce qui représente 2 672 entretiens
Ont participé à l’étude les pays suivants : Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Inde, Italie, Japon, Mexique, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Russie, Afrique du Sud, Corée du Sud, Espagne, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni, Etats-Unis.
A propos de sanofi-aventis
Sanofi-aventis est le 3ème groupe pharmaceutique mondial et le numéro 1 en Europe. Le Groupe sanofi-aventis s’appuie sur une recherche internationale pour se développer dans sept domaines thérapeutiques majeurs : le cardiovasculaire, la thrombose, le cancer, les maladies métaboliques, le système nerveux central, la médecine interne et les vaccins. Sanofi-aventis est côté à Paris (EURONEXT : SAN) et à New-York (NYSE : SNY).
Pour de plus amples informations, se rendre sur le site Internet du laboratoire à l’adresse suivante : www.sanofi-aventis.com
A propos de la Fédération mondiale du coeur
La Fédération mondiale du cœur, organisme non gouvernemental basé à Genève en Suisse, s’est donné pour mission d’aider la population mondiale à vivre mieux et plus longtemps en prévenant et en combattant les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, tout en orientant ses actions plus particulièrement vers les pays à revenus faibles ou moyens. Elle est constituée de 186 sociétés et fondations de cardiologie représentant plus de 100 pays et œuvre dans la région Asie-Pacifique, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, ainsi qu’en Afrique. Pour de plus amples informations, se rendre sur le site Internet de la fédération à l’adresse suivante : www.worldheart.org
Contact presse de la Fédération mondiale du cœur : Lauren O'Brien, Cohn & Wolfe Public Relations
Tél. : (41) 22 908 4074, courriel : lauren_o'brien@ch.cohnwolfe.com http://www.cwnewsroom.ch
Contact presse de sanofi-aventis : Nazira Amra – Tél. : (33) 1 53 77 47 88, courriel :nazira.amra@sanofi-aventis.com
(1) International Diabetes Federation ethnic specific values for waist circumference, the ATP III values for North America only and the ASSO values.
(2) Rexrode KM et al. Abdominal Adiposity and Coronary Heart Disease in women.
JAMA 1998;
280:1843-8
(3) World Health Organization (WHO) http://www.who.int/dietphysicalactivity/publications/facts/cvd/en/. Last accessed 25th August 2005
(4) International Diabetes Federation website. Facts and figures. http://www.idf.org/home/index.cfm?node=6. Last accessed 25th August 2005
(5) Després J et al. Treatment of obesity: need to focus on high risk abdominally obese patients. BMJ 2001;
322: 716-720
(6) Expert Panel on Detection, Evaluation, and Treatment of High Blood Cholesterol in Adults Executive Summary of Third Report of the National Cholesterol Education Program (NCEP) Expert Panel on Detection, Evaluation and Treatment of High Blood Cholesterol in Adults (Adult Treatment Panel III).
JAMA 2001 –
285, 2486-2497
(7) US National Health And Nutrition Examination Survey (NHANES) 1999-2000.
(8) Zhu et al. Waist Circumference and obesity-associated risk factors among whites in the third National health and Nutrition Examination Survey: clinical action thresholds.
Am J Clin Nutr 2002;
76: 743-9
(9) Pouliot MC, Despres JP, Nadeau A, et al. Visceral obesity in men. Associations with glucose tolerance, plasma insulin, and lipoprotein levels.
Diabetes 1992;
41:826-34.