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Le cancer du poumon : diagnostic
La majorité des cancers du poumon sont identifiés suite au développement d’un nouveau symptôme ou signe clinique, ou suite à une aggravation de ceux-ci (toux, essoufflement, douleur thoracique, hémoptysie (crachats sanglants), perte de poids ou bronchites ou pneumonies récurrentes).
Dans certains cas toutefois, le cancer du poumon non à petites cellules peut se manifester sous forme de lésion asymptomatique détectée de manière fortuite sur une radiographie du thorax.
Dans d’autres cas, il peut se manifester par des symptômes résultant de :
- métastases : les sites en dehors du poumon les plus souvent touchés par des métastases cliniquement apparentes sont le système nerveux central (SNC), les os, le foie et les glandes surrénales ;
- symptômes systémiques (généraux) non spécifiques, incluant l’anorexie, la sensation de faiblesse, la fièvre et l’anémie ;
- syndromes paranéoplasiques : ceux-ci incluent des signes et symptômes qui ne sont pas directement liés à la tumeur ou à ses métastases. Il peut s’agir de troubles endocriniens, neuromusculaires ou musculosquelettiques, cardiovasculaires, cutanés, hématologiques, gastro-intestinaux ou rénaux.
Les symptômes du cancer du poumon sont facilement invalidants pour les patients et peuvent entraîner une détérioration importante de leur qualité de vie réduisant fortement leur capacité à vivre normalement.
Lors du diagnostic, on détermine le stade de la maladie. Celui-ci est fonction du degré d’extension de la maladie. Les modalités de prise en charge seront fonction du stade déterminé. Trois stades sont définis :
- Stade I : Ce groupe bénéficie du meilleur pronostic. Le patient a une tumeur résécable et peut bénéficier de la chirurgie. Les patients dont la tumeur est résécable mais qui présentent des contre-indications médicales à la chirurgie peuvent être pris en compte pour une radiothérapie dite curative. Une chimiothérapie adjuvante (en complément de la chirurgie) peut être administrée
- Stade II/III : Il s’agit de tumeurs avec envahissement local et/ou régional, dit cancer du poumon localement avancé. Seuls certains patients présentant ce type de tumeur peuvent bénéficier d’une association de chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. Les patients dont la tumeur n’est pas résécable, ou présentant un stade plus avancé, sont traités par une association de radiothérapie et de chimiothérapie.
- Stade IV : Ce dernier groupe est celui des maladies avec des métastases à distance. Ce groupe, de mauvais pronostic, peut être traité par radiothérapie ou chimiothérapie à visée palliative.
Le mauvais pronostic global des patients atteints d’un cancer du poumon à petites cellules tient au fait que lors du diagnostic, plus de 70% des patients présentent déjà un envahissement des ganglions lymphatiques médiastinaux ou un épanchement pleural cancéreux ou des métastases à distance. La prise en charge de ces patients vise à prolonger la survie, tout en s’efforçant de conserver une bonne qualité de vie.
Confirmation du diagnostic
Le diagnostic du cancer du poumon à non petites cellules est évoqué sur la base d’une radiographie thoracique et d’une tomodensitométrie (scanner) du thorax utilisant un produit de contraste. D’autres méthodes de diagnostic plus sûres incluent la tomographie par émission de positons (PET). Le diagnostic est confirmé par biopsie.
Un bilan d’extension est toujours pratiqué à la recherche d’éventuelles métastases à distance.
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